Le Périgord brille avec ses vins uniques et ses coutumes riches. La viticulture locale raconte une histoire passionnante. Des escarpements du Bergeracois à l’horizon, les vignes se dressent, rehaussant un décor séculaire.
Cette aventure commence à l’Antiquité, quand les Romains introduisent la vigne dans ces contrées. Puis, avec le temps, les vignobles se transforment. Ils passent de parcelles disparates à de vastes étendues ordonnées de vignes structurées.
La région du Bergeracois s’affirme alors. Ses vins y sont célébrés pour leur excellence. Déjà au Moyen Âge, ils trouvent des amateurs bien au-delà des frontières locales.
Mais cette saga viticole a connu des épreuves. Au début du XIXe siècle, le marquis de Fayolle note de nombreux challenges. De ces difficultés, la viticulture du Périgord a pourtant tiré force et persévérance.
Les origines de la viticulture en Périgord
Depuis l’Antiquité, la vigne est cultivée dans le Sud de la France. Elle a atteint la Dordogne progressivement. Ici, elle a remplacé peu à peu la cervoise et l’hydromel. Les premiers plants étaient adaptés au temps chaud méditerranéen. Ils ont été greffés pour mieux s’adapter à la fraîcheur et à l’humidité de la Dordogne.
La vigne était souvent placée au pied des arbres pour les utiliser comme support. On cultivait de cette manière pour économiser de l’espace, c’était la culture en hautain. On la retrouvait aussi sur des tonnelles. Les paysans romains utilisaient le bouturage ou le provignage pour multiplier les plantes.
Au Moyen Âge, la vigne était cultivée dans les jardins près des châteaux et surtout des églises. C’était lié au christianisme. Avec le temps, c’est devenu un moyen économiquement important.
Les vignobles n’étaient pas organisés comme on le voit aujourd’hui. Ils étaient plutôt désordonnés avec des vignes basses. Ces vignes étaient multipliées par provignage.
L’essor de la viticulture au Périgord
Les vallées facilitent l’amélioration de la culture de la vigne. Nouveaux plants et pratiques sont introduits. Bergerac, en particulier, se démarque. Il profite d’un sol calcaire, d’une bonne exposition, et d’un climat idéal pour des vins de qualité. Le duché d’Aquitaine, sous la tutelle du roi d’Angleterre, exporte ces vins. La qualité des vins du Bergeracois est bien connue en Angleterre.
La délimitation de la vinée de Bergerac
Le XIVe siècle voit la délimitation de la « vinée » de Bergerac. Seuls les vins de cette zone peuvent être commercés dans la ville. Ils ont la priorité pour l’export vers Bordeaux. Les tonneaux portent un sceau de provenance. Le vin bergeracois, y compris le liquoreux de Monbazillac, se commerce bien. Son succès dépasse les frontières de France et d’Angleterre.
La renommée des vins de Bergerac
Les vins de Bergerac gagnent en renommée grâce à leur terroir et typicité. Ils deviennent appréciés en Angleterre. Ce succès aide le vignoble de Bergerac et son commerce à croître. Ils commencent à être connus au-delà de la région.
Les pratiques viticoles traditionnelles
En 1835, Cyprien Brard a étudié les pratiques agricoles de Dordogne de l’époque. Il a découvert que les vignobles étaient cultivés près du sol. On utilisait parfois des échalas pour soutenir les plants.
Les vignerons multipliaient leurs plants via le provignage. Ils ne connaissaient pas encore la technique de la greffe à cette époque. Chaque région avait ses propres méthodes, de 2 à 4 types de travail différents par an.
Partout, on travaillait le sol à la main. Cela était dû au désordre des parcelles. Ces révélations montrent comment la viticulture a changé au 19e siècle en Dordogne.
| Pratiques viticoles traditionnelles en Dordogne | Description |
|---|---|
| Culture de la vigne | Vigne cultivée basse, parfois avec des échalas pour guider le plant |
| Multiplication des plants | Utilisation du provignage |
| Technique de la greffe | Méconnue à l’époque |
| Nombre de façons par an | Variant de 2 à 4 selon les secteurs |
| Travail de la terre | Effectué à la main en raison du désordre des parcelles |
Cyprien Brard a découvert ces méthodes particulières dans sa recherche. Elles offrent un aperçu fascinant de la viticulture d’autrefois. Elles illustrent aussi comment le secteur a évolué au 19e siècle en Dordogne.
Les différents paysages liés à la vigne
Dans les endroits où la vigne n’est pas très commerciale, on la cultive avec d’autres cultures. On parle de « jouelle » ou « joualle ». Ce système permet aux fermiers de récolter une variété de fruits et légumes sur une petite surface. Ainsi, les arbres fruitiers aident les vignes à grandir. Cette tradition se voit de moins en moins.
Les fermiers ont adapté la culture de la vigne à des terrains difficiles. Ils ont construit des murets pour diviser les terres ou tenir les pierres en place. On trouve aussi des cabanes pour ranger les outils et se protéger du mauvais temps. Et les pigeonniers sont là pour donner des engrais naturels en échange de la protection des cultures. Tous ces éléments sont des symboles de l’ancienne viticulture périgourdine.

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Le Périgord a une histoire viticole riche. Elle commence dans l’Antiquité avec l’arrivée de la vigne. Son évolution est marquée par la culture autour de Bergerac au Moyen Âge. A cette époque naissent les traditions viticoles locales.
La vigne n’a pas toujours eu la vie facile dans la région. Pourtant, sa culture y a toujours été capitale.
Au IIIe siècle, l’empereur Probus change le jeu en Gaule. Il autorise la plantation de nouvelles vignes. Cette décision favorise l’essor viticole du Périgord.
Dès le Moyen Âge, le vin devient un bien très consommé. Il sert pour les repas quotidiens et les cérémonies religieuses. Cette forte demande stimule la culture de la vigne.
En 1835, Cyprien Brard fait une découverte intéressante. Il apprend que la culture de la vigne varie selon les zones de la Dordogne. On découvre des techniques comme l’échalas. Ou encore, la multiplication des plants par bouturage.
Au même moment, on protège les tonneaux à vin avec du châtaignier. Cela montre l’importance de cet arbre pour la viticulture locale.
Les pigeons étaient utiles eux aussi. Ils donnaient de la colombine, un excellent engrais pour les cultures. Leurs élevages étaient souvent liés à la vigne. Le vin de Bergerac devient très populaire au XVIIe siècle. Il est connu en Angleterre et aux Pays-Bas. Ce succès est dû à des conditions naturelles favorables.
Malgré quelques erreurs dans les méthodes de culture et de vinification, la viticulture du Périgord est toujours là. Elle apporte beaucoup à l’agriculture française avec ses produits de qualité.
La diversité des terroirs du Périgord
Le vignoble périgourdin est varié, s’étendant sur divers terrains. On y trouve des terrasses alluvionnaires à droite de la Dordogne et des plateaux calcaires à gauche. Cette variété, alliée à un climat clément, favorise la production de nombreux vins. Parmi ceux-ci, on compte des rouges, des blancs et des liquoreux. Ces vins sont labellisés par 13 appellations d’origine contrôlée.
Les terrasses alluvionnaires
Sur les plateaux calcaires, notamment dans le Bergeracois, les vignes trouvent des conditions idéales. Cela permet d’obtenir des vins exceptionnels, appréciés depuis le Moyen Âge. Ces vins se distinguent par leur caractère et leur typicité.

Les plateaux calcaires
Dans le Bergeracois, les vignes bénéficient d’un environnement parfait pour s’épanouir. Elles donnent ainsi naissance à des vins de haute qualité, reconnus pour leur caractère et leur typicité.
Les appellations du Périgord
Le vignoble périgordin a de nombreuses appellations appréciées. Elles montrent la richesse des terroirs régionaux. On trouve notamment l’appellation Bergerac, le Montravel et les Côtes de Bergerac connus pour la qualité de leurs vins.
Bergerac
L’appellation Bergerac crée des vins rouges, blancs et rosés exceptionnels. Ces vins portent la marque du savoir-faire des vignerons locaux. Déjà célébrés depuis le Moyen Âge, leur région de production est délimitée depuis le XIVe siècle.
Montravel
L’appellation Montravel offre des vins rouges et blancs. Surtout des blancs doux, parfaits pour leurs terroirs calcaires. Ces terrains sont idéaux pour produire ce type de vins.
Côtes de Bergerac
Les Côtes de Bergerac proposent des vins rouges intenses et des blancs doux. Ces vins tirent parti des merveilles du terroir bergeracois.

Les cépages locaux
Le vignoble du Périgord utilise une variété de cépages, qu’ils soient anciens ou récents. Pour les rouges, le pécharmant est important. Et le sauvignon blanc avec la muscadelle pour les blancs. Ces cépages rendent les vins du Périgord uniques.
Des nouveautés ont été introduites pour s’adapter au changement climatique. Les vignerons du Périgord font preuve de créativité. Ainsi, ils préservent l’identité de leur terroir tout en relevant les défis actuels.
Ce mélange de cépages anciens et modernes crée une large variété de vins typiques. Ces vins sont le symbole de l’histoire et de la culture du Périgord.
Les vins du Périgord
Les vins rouges
Les vins rouges du Périgord, surtout ceux de Bergerac, sont uniques. Ils sont connus pour leur goût fort, leur corpulence et leur couleur foncée. Leur saveur est le fruit du climat agréable et du sol varié, principalement fait de calcaire.
Les vins blancs
Les vins blancs du Périgord, comme ceux de Bergerac, sont très appréciés pour leur fraîcheur et raffinement. Ils utilisent des raisins locaux comme le sauvignon blanc et la muscadelle. Cela apporte une touche spéciale à leur goût.
Les vins liquoreux
Le Périgord se démarque aussi avec ses vins liquoreux, surtout ceux de Monbazillac. Ces vins sont riches, doux et puissants au niveau du goût. Un climat idéal les aide à développer leur douceur naturelle.
Conclusion
Le Périgord a une histoire riche en vin et de vieilles traditions. Ses vignobles sont variés et ses vins de bonne qualité. Grâce au travail dur de ses vignobles, la région est devenue célèbre pour ses vins. Maintenant, on peut y trouver 13 marques reconnues.
En 1936, le vignoble de Bergerac a gagné son premier titre. Depuis le 14ème siècle, son emblème est un griffon sur une tour. Certains de ses vins spéciaux se gardent jusqu’à 30 ans. Tandis que le Pécharmant se boit à 17°C et reste bon pendant 8 à 10 ans. Le vignoble de Pécharmant est parmi les plus anciens de Périgord, datant de l’époque médiévale. Et le Monbazillac y est reconnu comme un vin de prestige.
Le Périgord mérite sa place unique pour les passionnés du vin. Son histoire, mêlant les vieilles coutumes aux nouveautés, en fait un lieu de découverte.


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